Je fréquente le Festival d’été depuis l’époque où le macaron coûtait… 6 $. J’ai même travaillé sur le site Web du festival de 1996 à 1999.
Je continue de penser que c’est un événement exceptionnel. Pour le prix, on a accès à une variété incroyable d’artistes et c’est une chance immense pour Québec.
Mais…
Je vous invite à regarder deux vidéos.
La première est le « wrap-up » officiel de l’édition 2026. Une vidéo magnifiquement filmée et montée qui montre un festival grandiose, une ville qui vibre et une foule en communion avec les artistes.
La deuxième a été filmée dans le public pendant Mother Mother, quelques minutes avant MUSE, vendredi dernier. Ce qu’on y voit est une chose. Ce qu’on y entend en est une autre : des conversations qui couvrent presque la musique.
Ces deux vidéos résument parfaitement ma relation avec le FEQ.
J’adore ce festival. Je déteste parfois l’expérience de le vivre.
On pourrait croire que les gens attendent simplement le spectacle principal et qu’une fois MUSE sur scène, les discussions cessent. Mais non. Une partie de la foule continue de parler, parler, parler. Pendant les chansons. Pendant les moments plus calmes. Comme si le spectacle était la trame sonore de leur 5 à 7.
Et ça soulève une question.
À qui s’adresse aujourd’hui la meilleure expérience du FEQ? À ceux qui peuvent se permettre une passe Zone avant-scène Or ou Argent? Aux invités des loges et des entreprises? Parce que, dans la foule générale, l’expérience devient parfois plus une épreuve d’endurance qu’un spectacle.
Je me demande si les organisateurs prennent encore le temps de vivre un spectacle complet comme le fait le public : entrer par les mêmes accès, attendre aux stations d’eau, faire la file pour manger… et tenter d’entendre un artiste malgré les conversations autour.
Je n’ai pas de solution miracle.
J’aimerais simplement que les gens viennent d’abord pour la musique. Que les artistes soient au centre de l’expérience plutôt que de servir de trame sonore à une soirée entre amis.
Mais le FEQ est devenu tellement populaire que, peu importe qui est à l’affiche, c’est maintenant l’endroit où il faut être. Alors je ne me fais pas trop d’illusions.
J’aimerais aussi qu’on réfléchisse davantage au confort des festivaliers. Pouvoir aller remplir sa bouteille d’eau ou acheter quelque chose à manger sans sacrifier une heure de spectacle. Pouvoir circuler un peu plus facilement. Pouvoir vivre le spectacle plutôt que survivre à la foule.
Je sais bien que le FEQ est, en quelque sorte, victime de son succès. Et je continuerai probablement d’y aller, parce que j’aime profondément ce festival.
Mais entre les images officielles d’une foule en parfaite communion avec les artistes… et la réalité vécue au milieu de la foule, il existe un écart qui mérite, selon moi, d’être reconnu.
Au début de septembre 2025, ma conjointe et moi avons découvert le Machu Picchu, au Pérou. Plutôt que d’y accéder directement en train ou en autobus, nous avons choisi une approche plus exigeante, mais aussi plus immersive : parcourir à pied le Salkantay Trek, un itinéraire de cinq jours à travers la cordillère des Andes. Ce choix allait transformer une simple visite d’un site mythique en une véritable aventure humaine, où chaque kilomètre parcouru donnerait un peu plus de sens à l’arrivée.
Le Salkantay Trek est une alternative au célèbre chemin de l’Inca, situé dans la région de Cusco. Ce parcours de cinq jours, long d’environ 72 kilomètres, traverse des paysages d’une étonnante diversité : sommets enneigés, lacs glaciaires, vallées tropicales, forêts de nuages et plantations de café. Moins fréquenté que le chemin de l’Inca, il offre une expérience plus sauvage et plus authentique, mais aussi plus exigeante physiquement. Dominé par le mont Salkantay, qui culmine à 6 271 mètres, il est considéré comme l’un des plus beaux treks du Pérou.
Ma conjointe et moi avons effectué ce trek du 1er au 5 septembre 2025. Avant de mettre un pied sur le chemin du Salkantay, je n’avais qu’une vague idée de ce qui m’attendait. Je savais qu’il s’agissait d’une alternative au célèbre chemin de l’Inca, réputée plus sauvage et moins bondée, mais aussi plus exigeante physiquement. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est à quel point ce trek serait plus qu’une simple randonnée : une traversée de paysages changeants, un dialogue avec les montagnes sacrées, et une plongée dans l’histoire et les traditions andines. Cinq jours de marche, d’efforts et de rencontres, qui allaient me conduire non seulement au Machu Picchu, mais aussi à une meilleure connaissance de mes propres limites — et de la beauté brute du monde qui les met à l’épreuve.
Jour 1 : Le baptême de l’altitude
Nous avions choisi une alternative au fameux chemin de l’Inca : le Salkantay Trek. Moins fréquenté, plus sauvage, et tout aussi spectaculaire. Cinq jours de marche à travers des paysages qui changeaient de visage à chaque détour, guidés par Juan, notre guide au sourire discret et à la patience infinie.
La veille du départ, on nous avait réunis pour un bref exposé pratique : chacun aurait droit à un sac de cinq kilos, transporté chaque jour à dos de cheval. Le reste allait dans nos sacs à dos. Le strict nécessaire, donc. Quand j’ai réalisé que j’étais le plus vieux du groupe, un petit stress s’est installé. Tous ces jeunes dans la vingtaine semblaient prêts à avaler la montagne au petit-déjeuner. Moi, j’espérais surtout ne pas être celui qui ralentirait tout le monde.
Le réveil du premier jour a sonné à 4 h 30. Encore un peu dans les nuages, nous avons rejoint le bus qui devait nous amener au point de départ. Trois heures de route de gravelle, avec une pause déjeuner au milieu, nous attendaient. À l’arrivée, présentation rapide du groupe, puis Juan nous a tendu un petit flacon d’huile aromatique. On devait en frotter un peu sur nos mains et respirer profondément pour « préparer le corps à l’altitude ». Je ne sais pas si ça a vraiment aidé, mais au moins, ça sentait la menthe fraîche et les bonnes intentions.
Puis, nous avons débuté le trek. Dès les premières minutes, l’oxygène se faisait rare. À 3 800 mètres, chaque pas semblait plus lourd et chaque inspiration brûlait un peu. La montée vers le lac Humantay est courte mais abrupte. On grimpe rapidement à environ 4 200 mètres. Les plus jeunes filaient devant, légers comme des lamas sous caféine, tandis que je faisais partie des derniers du groupe. Pourtant, nous nous étions bien préparés : six jours d’acclimatation à Cusco et dans la vallée sacrée. Mais le mal de tête et la nausée étaient bien présents. On monte un peu, on s’arrête, on reprend. Le rythme des étrangers, comme dit Juan.
Lui, imperturbable, nous encourageait de sa voix calme et nous donnait de longues pauses. Il en profitait pour nous parler des croyances incas, dont il semblait très proche. Chez lui, ce n’était pas du folklore, mais une façon de vivre. Il nous a aussi tendu des feuilles de coca à mâcher, ce remède andin millénaire contre le mal d’altitude. On les plie, on les insère entre la joue et la gencive, et on laisse le jus amer se diffuser lentement. La coca dilate les vaisseaux sanguins, améliore l’oxygénation et réduit les symptômes. Dans mon cas, ça faisait battre mon cœur un peu plus vite, mais ça calmait la nausée.
À force de patience et d’encouragements, nous avons fini par atteindre notre but. Et là, plus rien ne comptait que la vision du lac Humantay. Un miroir turquoise, éclatant comme une pierre précieuse posée au pied de la montagne. La couleur semblait irréelle, presque chimique, comme si un peintre avait renversé sa palette dans le bassin. Le vent soufflait avec gravité, rappelant que pour les peuples andins, chaque montagne est un apu — une divinité protectrice et redoutée à la fois.
Le lac Humantay
La nuit tombée, nous avons installé nos sleeping bags au Quiswarniyoc, un campement simple mais magnifiquement situé au pied de la montagne Salkantay. Première nuit à 4 000 mètres d’altitude. Pour tester notre patience et nos mollets, le bâtiment où l’on prenait nos repas se trouvait… 30 mètres plus haut. Il a donc fallu faire quelques allers-retours le soir pour le souper, puis le matin pour le déjeuner, sac de cinq kilos sur le dos, en se demandant si nos jambes allaient nous lâcher en cours de route.
Jour 2 : La montée vers le Salkantay Pass
ÀÀ l’aube, les guides-accompagnateurs nous ont réveillés à 4h30 avec une tasse de thé chaud de coca. Devant nous, la silhouette massive du Salkantay s’est lentement dévoilée, baignée dans une lumière dorée. Avec ses 6 271 mètres, ce sommet est l’un des plus sacrés du Pérou. Marcher dans son ombre nous rendait immédiatement plus humbles, comme si nous traversions le domaine d’un géant silencieux.
Notre objectif du jour : le Salkantay Pass, point culminant du trek, perché à environ 4 600 mètres. Ce col, longtemps emprunté par les Incas, était une voie stratégique reliant les hauts plateaux andins aux vallées tropicales. Les messagers incas, les chaskis, le franchissaient pour transporter messages et denrées, profitant de la vue dégagée pour surveiller l’ennemi ou garder un œil sur les troupeaux. Aujourd’hui, marcher sur ce sentier, c’est toucher du doigt l’histoire et l’importance vitale qu’il a eue pendant des siècles.
Salkantay Pass
Le col est spectaculaire : glaciers scintillants, sommets acérés, vallées profondes qui semblaient s’étendre à l’infini. Après avoir franchi le Salkantay Pass, le reste des 19 km nous ont offert une descente bienvenue, marchant à travers des paysages qui changeaient presque à vue d’œil. La vitesse à laquelle nous sommes passés des décors alpins à la moiteur de la jungle avait de quoi surprendre. Nous avons poursuivi ainsi jusqu’au petit village de Chaullay, où nous avons passé la nuit.
Jour 3 : De la pluie jusqu’à l’arôme du café
Le lendemain, réveil à 4 h 30. Encore. Les guides-accompagnateurs venaient cogner doucement sur nos tentes avec une boisson chaude pour nous tirer du sommeil. Moi qui ne suis pas lève-tôt, je pestais intérieurement : être en vacances et devoir se lever si tôt, ça m’apparaissait un peu ironique.
La veille, on avait aperçu des nuages menaçants au loin. Ils ont tenu promesse. La pluie s’est invitée dès l’aube et n’a cessé qu’en fin de matinée. Finalement, ça collait bien avec le décor. La jungle, dans mon imaginaire, c’est chaud, dense et… humide. C’est exactement ce que nous avons exploré ce jour-là : une forêt de nuages où chaque pas semblait ouvrir une porte vers un univers différent de la veille.
À Lucmabamba, halte dans une plantation de café. Une famille locale nous a initiés à toutes les étapes de la fabricaton du café, de la cueillette à la tasse. J’ai goûté au fruit du café, sucré et agréable, puis croqué le grain cru : il avait déjà une petite note de café, mais sans l’intensité de la torréfaction. Après avoir brassé, surveillé et attendu, nous avons enfin bu le café que nous venions de torréfier nous-mêmes sur un feu de bois. Sur ces pentes abruptes, chaque gorgée avait une saveur plus riche, comme si la montagne s’invitait dans la tasse.
C’est aussi au cours de cette journée que j’ai commencé à mieux connecter avec les autres membres du groupe. Plusieurs venaient des Pays-Bas. Ils ne se connaissaient pas avant. Ils étaient tous à l’aise en anglais alors on a pu discuter. Les conversations devenaient plus naturelles et agréables. Quand ils échangeaient en néerlandais entre eux, ça donnait une musique de fond dépaysante. Ça m’a fait réaliser que j’aurais aimé croiser plus de Québécois en voyage : partager des repères communs, ça simplifie souvent les liens.
Le soir, on dormait dans le plus luxueux hébergement depuis le départ, des dômes vitrés. Bon, les vitres étaient sales, alors adieu la vue sur le ciel étoilé. Mais, consolation, il y avait de l’électricité, de vraies lumières et même des prises de courant fonctionnelles. Un luxe presque indécent après deux jours à dormir dans la haute montagne.
Jour 4 : La traversée de Llactapata
L’avant-dernier jour a commencé encore plus tôt : réveil à 4 h du matin. (Soupir.) Cette fois, c’était pour la traversée de Llactapata, un sentier moins fréquenté qui mène à un point de vue unique sur le Machu Picchu. Notre guide nous avait promis que se lever à cette heure inhumaine en valait la peine, car la lumière du lever du soleil serait parfaite. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que notre groupe marchait très vite… Même nous qui étions lent le premier jours avions gagné en vitesse. Résultat : nous sommes arrivés une bonne heure trop tôt. La lumière? Elle avait décidé de dormir encore un peu.
Pour s’y rendre, nous avons d’abord traversé la plantation de café avant de rejoindre l’Inca Trail, là où les deux sentiers se croisent. La montée de près de 600 mètres de dénivelé nous a menés jusqu’au point de vue tant attendu. Et là, devant nous, la cité inca s’est révélée, minuscule encore, accrochée à son éperon rocheux. La voir ainsi, sans foule autour, c’était comme surprendre un secret avant qu’il ne devienne une évidence.
Point de vue sur le Machu Picchu
Un peu plus loin, Juan nous a guidés parmi les ruines de Llaqtapata. Ce site archéologique encore partiellement enfoui pourrait avoir été une cité d’importance, peut-être même plus vaste que le Machu Picchu. On suppose qu’il servait à surveiller les vallées environnantes et à gérer les échanges. Marcher parmi ses pierres recouvertes de végétation donnait l’impression d’explorer un passé encore à moitié endormi.
Puis est venue la longue descente vers la vallée, jusqu’à rejoindre le Río Urubamba. Nous avons suivi ses méandres sur une dizaine de kilomètres, longeant la voie ferrée qui relie Hidroeléctrica à la petite ville d’Aguas Calientes. Cette localité, née au début du 20ᵉ siècle avec la construction du chemin de fer, existe surtout comme porte d’entrée vers le Machu Picchu. Ses rues étroites sont bordées d’hôtels, de restaurants et de bains thermaux, qui lui ont d’ailleurs donné son nom.
Et ce soir, luxe suprême : nous dormons à l’hôtel! Parce que demain, c’est le grand jour : la visite du Machu Picchu.
Jour 5 : Machu Picchu, le but ultime
Pour cette dernière journée du trek, Juan nous a demandé de mettre le réveil à 3 h 30 du matin. Mais puisqu’il s’agissait de notre ultime étape, personne n’a trop protesté.
Enfin, nous y étions. Le Machu Picchu : l’une des sept merveilles du monde moderne, un nom qui fait rêver des millions de voyageurs, mais que rien ne prépare vraiment à découvrir en vrai.
Machu Picchu
Un peu d’histoire
Construit vers 1450 sous l’empereur Pachacútec, Machu Picchu servait probablement de résidence royale et de centre cérémoniel. Perché à 2 430 mètres, le site n’est pas seulement un exploit architectural, c’est aussi un chef-d’œuvre d’intégration avec la nature. Les Incas l’ont bâti avec une précision incroyable : pierres taillées sans mortier, terrasses agricoles suspendues et systèmes d’irrigation ingénieux.
Machu Picchu est aussi un site spirituel, aligné avec les montagnes sacrées et les cycles du soleil. Le Temple du Soleil, par exemple, est orienté de façon à capter les rayons lors des solstices, et l’ensemble du site dialogue avec les étoiles et les autres lieux sacrés de la vallée sacrée. Les Incas n’ont jamais laissé de chroniques écrites, mais tout indique que le Machu Picchu jouait un rôle central dans leur cosmovision, à la fois politique, religieux et agricole.
Après la chute de l’empire inca au XVIe siècle, le site a été abandonné et est resté caché, protégé par la jungle. Il a fallu attendre 1911 pour qu’il soit « redécouvert » par l’explorateur américain Hiram Bingham, guidé par des habitants locaux. Le National Geographic s’est ensuite emparé de l’histoire et a largement contribué à rendre le Machu Picchu célèbre dans le monde entier, transformant une cité oubliée en icône planétaire.
Se promener parmi ces ruines, c’était bien plus qu’une visite touristique. Après des jours de marche, de souffle court et de patience, arriver au Machu Picchu représentait l’aboutissement autant d’un chemin physique qu’intérieur.
Huayna Picchu, la touche finale
Pour clore cette expérience, nous avons gravi le Huayna Picchu, la montagne escarpée que l’on aperçoit sur presque toutes les photos du site. Son ascension est vertigineuse, avec des escaliers incas qui semblent défier la gravité. Là-haut, on trouve les restes de terrasses agricoles, des temples et même un poste de garde, preuve que cette montagne n’était pas un simple décor, mais faisait partie intégrante du complexe sacré.
C’était la cerise sur le sundae andin : un dernier effort physique pour un panorama inoubliable. En redescendant, nous savions que ce trek resterait gravé dans nos mémoires, au même titre que les pierres éternelles du Machu Picchu.
Quand nos pas ont finalement foulé les pierres millénaires du Machu Picchu, le trek du Salkantay s’est révélé pour ce qu’il était : bien plus qu’un itinéraire vers une merveille du monde. C’était un parcours initiatique, une succession de défis et de récompenses, de douleurs musculaires et d’émerveillements visuels, de solitude intérieure et de camaraderie spontanée. Chaque lever à l’aube, chaque montée abrupte, chaque tasse de coca partagée nous a rapprochés un peu plus de ce but mythique. Mais surtout, il nous a rappelé que les grands voyages ne se mesurent pas seulement en kilomètres franchis, mais en souvenirs qui s’impriment durablement dans la mémoire. Le Salkantay restera, pour moi, cette route exigeante et généreuse qui mène autant vers les hauteurs du Machu Picchu que vers un sommet intérieur.
Juin 2023 : ma copine et moi on part pour le Royaume-Uni. Ma belle-soeur vient nous rejoindre et on passe une vingtaine de jours en Angleterre et en Écosse. Parmi les moments inoubliables de ce voyage, il y a eu cette expérience extraordinaire liée aux Beatles, le groupe légendaire que je chéri depuis ma plus tendre enfance.
Sentier : Flume Knob and Bear Den via Flume Trail Lieu : Adirondack State Park, près de Wilmington Date : 27 décembre 2022
Distance : 10,47 km Dénivelé positif : 778 m Durée totale : 3 h 55
En 2022, nous avons commencé à explorer les Adirondack. Les Adirondack sont une chaîne de montagnes située dans le nord de l’état de New York aux États-Unis, près de la frontière du Canada. Le Adirondack Park est le plus grand state park de l’État de New York. Toutes les randonnées y sont gratuites et il y aurait plus de 3000 km de sentiers dans le parc.
Pour notre première randonnée hivernale à vie dans les Adirondack, nous avons opté pour un parcours intermédiaire qui se ferait en deux temps. D’abord la montée vers le Flume Knob et à mi-chemin en redescendant, on pourrait choisir de retourner à l’auto ou de faire une autre montée vers le Bear Den.
Il y a deux points de départ possible. Nous avons choisi le stationnement Flume Trails qui est gratuit et qui était presque vide lors de notre visite.
Le départ est facile jusqu’à l’intersection des deux sentiers qui nous intéressent. Il y a plusieurs sentiers secondaires et la signalisation n’est pas toujours claire. C’est bien d’avoir une référence comme AllTrails pour s’assurer de suivre le bon chemin.
Depuis la tempête du 23 décembre qui a laissé une grande quantité de neige dans les montagnes, seulement une personne est passée. Les raquettes sont nécessaires. À mi-parcours, les traces de raquettes s’arrêtent. On termine donc l’ascension du Flume Knob en s’orientant à l’aide du marquage sur les arbres à chaque 100 mètres environ. On complète avec AllTrails pour s’assurer de tracer le bon sentier et de ne pas en créer un nouveau.
Pas toujours facile de monter…
On atteint le sommet du Flume Knob. C’est une journée plutôt chaude, à peine sous le point de congélation. Les nuages sont bas et bien qu’on croyait ne rien voir du tout, on a quand même une visibilité correcte sur les environs.
Après le Flume Knob, il nous reste assez d’énergie pour continuer et faire le Bear Den, qui offre une vue plus intéressante.
La montée est plus longue, mais heureusement le sentier est plus populaire et donc déjà tracé. Ça simplifie grandement le processus.
La vue du Bear Den donne sur la Whiteface Mountain, une montagne de 1 483 mètres qui est aussi une centre de ski.
Le sentier de l’Acropole des Draveurs, c’est un classique. Mais après avoir gravi de nouvelles montagnes récemment, je ne m’attendais plus à être aussi impressionné par ce petit bijou de Charlevoix…
C’est parce que j’avais un peu oublié à quel point c’est beau.
La vue du troisième sommet.
Ma visite au début du mois de septembre m’a rafraîchi la mémoire. C’est tellement un beau terrain de jeu pour un photographe. Les conditions lumineuses étaient extraordinaires, avec un ciel sombre au loin et le soleil qui perce pour faire ressortir les couleurs d’automne. J’ai même eu droit à un arc-en-ciel au sommet!
Depuis le début de l’année, je réfléchis à ma présence sur les médias sociaux. Avec la polémique de Cambridge Analytica et l’utilisation des données personnelles de Facebook, je me rends compte que les géants d’aujourd’hui peuvent être ébranlés et un jour disparaître.
Dans nos temps libres, Sabrina et moi on a créé le nouveau site Web du magnifique phare de Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord. Je vous invite à le découvrir!
Les gens de Pêches et Océans Canada m’ont fait un beau cadeau pour reconnaître mon travail de photographe maritime. Cette photo du phare du Pilier-de-Pierre est en couverture de la table des marées et des courants 2018 du Canada.
Mes amis Stéphanie et François du duo Astheur lancaient la semaine dernière leur album Muse. Ils m’ont demandé de photographier des silhouettes de danse pour illustrer l’album et chacune des chansons. Je vous invite à découvrir leur « musique du terroir » sur Bandcamp ou sur votre site de streaming préféré.
C’est l’automne, le temps des nouveaux projets. Après avoir auditionné, je suis ravi d’être reçu comme ténor dans les rangs du Chœur de l’OSQ pour chanter avec l’Orchestre symphonique de Québec.