Depuis le début de l’année, je réfléchis à ma présence sur les médias sociaux. Avec la polémique de Cambridge Analytica et l’utilisation des données personnelles de Facebook, je me rends compte que les géants d’aujourd’hui peuvent être ébranlés et un jour disparaître.
(suite…)Catégorie : Réflexion
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Pour des résolutions quantifiées
Les bonnes résolutions du nouvel an sont une tradition qui nous permet de tenter d’être quelqu’un de meilleur, pour nous même et ceux qui nous entourent. Mais on a de la difficulté à les tenir. Pourquoi? Parce qu’elles ne sont pas assez précises.
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White Wizard
Ce matin, j’ai appris le décès d’un vieil ami, White Wizard, de son vrai nom Pascal Alain. C’était à l’époque où l’Internet était encore tout jeune… #trax sur IRC, Wave of Weirdness et les autres BBS du 418 qui nous rassemblaient.
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Je me souviens…
L’inspiration provient parfois d’événements inattendus. J’ai assisté à la conférence de Sylvain Carle au Web à Québec et je me suis laissé prendre au jeu de ce passionné de technologie et de culture. Il a été déstabilisant, débutant sa conférence par une citation du refus global : « Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes. » Ces quelques mots sont encore vrais aujourd’hui. Ils prennent même un tout autre sens puisque ces frontières sont virtuelles et changeantes.
Sylvain nous a parlé de culture québécoise, avec tout l’amour et l’attachement qu’un expatrié peut ressentir face à sa terre d’origine. Il nous a demandé, à nous les gens du Web, de prendre en main notre culture, de la numériser, de la mettre en ligne, pour qu’elle puisse vivre pour toujours. On le sait, ce qui est sur le Web reste sur le Web.
Le cas du Tibet
Cela m’a fait penser aux Tibétains. Vers la fin des années 90, mon ami et patron de l’époque, Louis-Marius Gendreau, avait entrepris un voyage dans le nord de l’Inde. Sa mission? Former des Tibétains en exil à utiliser les technologies et Internet dans un objectif précis : sauvegarder leur culture. En numérisant et diffusant leurs documents sur le Web, ils pouvaient protéger leur mémoire collective des ravages causés par les attaques chinoises.
En sommes-nous là au Québec? Notre situation n’est pas aussi tragique que celle du Tibet, mais il est tout de même facile de faire des liens. Nous sommes des Gaulois en terre nord-américaine, et cela nous impose un devoir de conservation bien réel.
Comme le disait Kennedy : Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays.
Alors, je me suis posé la question : qu’est-ce que je peux faire pour ma culture? La réponse commence à émerger. Passionné de lecture, je crois fermement que la littérature québécoise mérite une présence plus marquée sur le Web. À ce titre, je suis déjà bénévole sur Goodreads, où j’essaie d’intégrer autant de livres québécois que possible.
Voici mes deux objectifs :
- Aider à franciser Goodreads.
Goodreads est une plateforme sociale fantastique pour les amateurs de lecture. J’aimerais que les Québécois non bilingues puissent pleinement en profiter, et une interface en français serait un grand pas en avant. - Enrichir la base de données avec des œuvres québécoises.
J’ajoute déjà manuellement des livres et des auteurs québécois sur le site, mais je rêve d’automatiser ou d’accélérer ce processus pour rendre notre littérature encore plus accessible.
Je vais profiter de l’hiver qui s’étire pour travailler là-dessus.
Et vous, qu’avez-vous envie de faire pour votre culture?
- Aider à franciser Goodreads.
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Un peu de civisme
Aller voir un spectacle, c’est une expérience musicale. L’idée c’est d’avoir le plaisir d’entendre un artiste sans la barrière de l’enregistrement. C’est de communier avec lui et de profiter de son art en temps réel.
Ça semble simple mais depuis quelques temps, je n’en suis plus si certain. (suite…)
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Notre sens commun du débriefing
Depuis une semaine, on nous parle de la prestation live d’Arcade Fire au Madison Square Garden, qui a été retransmise sur YouTube. Hier, tous les médias ont traité du sujet. Québécois, internationaux… c’était le happening!
Le spectacle a eu lieu… (suite…)
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La valse des cartouches d’encre
Les imprimantes pour ordinateur, je ne considère pas ça comme une technologie nouvelle. Ça fait quoi, 40 ans que ça existe?
Pourquoi alors est-ce qu’à chaque fois que j’imprime, on dirait que je suis un pionier dans le genre? J’ai l’impression d’être le premier à demander la tâche hautement technologique suivante : imprimer un document sur une feuille de papier.
J’ai deux imprimantes. Une Epson et une Brother. (suite…)
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Le geek en moi
Je suis un geek. À 8 ans, je me souviens d’avoir fait mes débuts en consultation.
1984. Je suis un utilisateur du transport scolaire – le gros autobus jaune – qui m’amène à tous les matins à l’École Bon-Pasteur à Cap-Santé. Fort de ma grande expérience de vie (ben oui!!), j’explique au chauffeur d’autobus, monsieur Frenette, que le trajet qu’il utilise le soir pour aller porter les élèves chez eux n’est pas optimal. Il fait une boucle de trop, probablement causée par la fusion de deux trajets précédents.
Je lui explique un nouveau trajet qui pourrait faire économiser du temps à 80% des passagers de l’autobus et qui serait plus long pour environ 20% d’entre eux.
Quelques jours plus tard, le chauffeur a modifié sont trajet suite à mes recommandations. Je n’ai jamais osé lui en reparler, étant bien trop timide dans ce temps là, mais j’avais un gros sourire dans le visage quand, pour la première fois, il a tourné à droite au lieu de prendre la gauche.
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Pierre Lapointe : La voix humaine
Avez-vous écouté le nouvel album de Pierre Lapointe? « Sentiments humains », c’est la chanson québécoise à son meilleur. Des compositions solides. Des arrangements robustes et complexes. J’aime ça.
Mais…
Avez-vous remarqué sa voix dans la première chanson? Ou plutôt, l’effet sur sa voix?
D’abord, la voix est doublée. C’est intéressant au niveau sonore. Pierre Lapointe a chanté 2 fois chacune des pistes pour donner un effet plus large, qui a été utilisé encore et encore entre autre par les Beatles dans le temps.
Mais il y a aussi un effet supplémentaire par dessus, comme un « chorus » psychédélique mêlé avec le autotune et autres résidus que je ne peux identifier.
Je m’y suis habitué après quelques écoutes mais j’ai peur que ça vieillisse mal. J’ai peur que dans 10 ans, on écoute cette chanson et qu’on fasse « ouach » en entendant la voix et son effet démodé.
Ça me rappelle l’album « Androgyne » de Jean-Pierre Ferland. 1981. Avec un effet étrange sur la voix, qui fait qu’on n’a plus trop le goût de l’écouter aujourd’hui même si les chansons ne sont pas si mal.
Avec le temps, on a appris qu’on ne met pas d’effet sur la voix de Jean-Pierre Ferland. Il a une voix qui se déguste nature, sans artifices ni saveur ajoutée. Les grands n’ont pas besoin d’effet.
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Un retour aux années 90?
Ça sent le retour aux années 90. Ça s’en vient.
La mode, c’est comme une roue qui tourne dit-on. Et qu’est-ce qu’il y a après les années 80 ?
C’est drôle, parce que la mode à le pouvoir de modifier notre perception des choses. Il y a 2 ans environ, j’ai entendu des gens dire qu’il ne s’était rien fait de bon musicalement dans les années 90. Ben voyons. Je trouvais ça fort de rayer d’un trait 10 ans de musique.
Depuis quelques mois, ça revient. Tranquillement.
D’un côté on ressort le mythique album « Ten » de Pearl Jam, en plus de tourner un film sur leur carrière. De l’autre, on reparle de Nirvana et de son icône de leader Kurt Cobain. Je vous le dit : d’ici quelques temps, on va assister à un gros revival des années 90. Le faux-grunge va devenir cool et le monde vont danser sur Good Vibration de Marky Mark and the Funky Bunch. Et pourquoi pas Tom Cochrane qui viendra nous chanter Life is a Highway au Festival d’été de Québec.
Déjà vu
Le problème que j’ai avec ça, c’est que ce sera la première fois que je vis un « retour » que j’ai déjà vécu une première fois. Mon adolescence c’était dans les années 90. J’ai aimé ces trucs là. J’ai porté des fringues de mon temps et je me suis ensuite trouvé laid, quelques années plus tard, quand je me suis vu en photo. Et là, je vais dans les magasins et je vois ces t-shirts blancs avec des taches fluo, style Vuarnet, et je ne vois pas trop l’intérêt de tout recommencer.